Le 1 mars 2005, le législateur inscrivait sa charte de l'environnement dans notre Constitution, où il écrit :

« Art. 5. - Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en oeuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.

Ce texte a été crtiqué, car il invoque un "Principe de Précaution", dont la définition est exactement ce que le lecteur a envie d'y mettre. C'est un recul de la pensée qu'accepter des approximations semblables, même si l'intention (ne faisons pas n'importe quoi !) est bonne.

De plus, l'application de ce texte imprécis, dans la pratique quotidienne, a donné lieu à des dérives inacceptables. Tout est prétexte à l'application de ce "Principe", environnement ou pas. L'objet, déjà contestable, est débordé, à la grande joie des fanatiques de l'immobilisme.

L'acceptation par la population (je la crois réelle) de telles automutilations intellectuelles, sorte de Ligne Maginot de la pensée, me semble traduire des peurs et un mal vivre graves, et un état d'esprit vieux et frileux, qui conduisent à des actes destructifs insensés : vache folle (300 000 bovins abattus pour rien), le bug de l'an 2000 où tous les fantasmes se sont donné coeur joie, le vaccin H1N1, l'apocalypse du CO² anthropique, le nuage volcanique rongeur, etc. Tout cela à coup de milliards payés par vous et moi. Sans parler de la gestion de la crise financière où vous et moi, également, avons payé les délires des fonds alternatifs, de peur que les banques ne tombent en faillite.

La carence politique n'est pas étrangère à cette peur, car on la sait impuissante et sans imagination : taxer, interdire, voire nationaliser, comme le propose encore le parti soncialiste en 2010 ! Cette carence fait peur : alors, on se protège, on souhaite devenir fonctionnaire garanti de tout, on veut une protection. Il n'y a plus d'avenir, plus d'espoir, plus d'évolution.

Pendant ce temps, les asiatiques nous dament le pion dans tous les secteurs.

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