Politique

Je voterai nul à cette élection en glissant dans l'urne le texte suivant :

"Je vote nul à cette consultation, car je suis convaincu qu'elle n'a pas lieu d'être. Les niveaux décisionnels et administratifs de la France forment un mille-feuille coûteux, lent et inefficace. L'éclatement des centres de décision est un facteur clé de cette situation. J'ai la faiblesse de croire que l'administration française, professionnelle, lorsqu'elle sait ce qu'elle doit faire, le fait bien. Il me semble donc, pour faire court, qu'il convient de limiter les lieux de pouvoir pour des décisions plus souples et plus cohérentes. Le département doit donc devenir un lieu administratif et non de pouvoir. Ses personnels doivent être nommés par leur administration et non élus.

En échange, le pouvoir décisionnel de la commune (révisée), plus proche des citoyens, doit être renforcé et les décisions d'intérêt plus générales se retrouver à la région. C'est pourquoi, sans préjuger des réformes de frontières éventuelles, je ne vote pour personne en accord avec la conviction que je viens d'exprimer."

Voici ce qu'en pensait, sourire en coin, Nasser en 1953.

Ca semble de la préhistoire ! (Pour les sous-titres en français, voir en plein écran)

 

 

syrie2012Rien n'est plus difficile que de se former une opinion sur ce qui se passe en Syrie, ni de situer ces événements locaux dans les grandes forces qui agissent sur le monde. L'article suivant, dont l'auteur a toutes raisons d'être écouté, me semble utile dans cette recherche. Il montre bien que deux seules forces structurées sont en présence dans ces "printemps arabes" mal nommés : l'armée et les Frères musulmans. La démocratie n'a ni l'audience, ni les institutions pour jouer un rôle. C'est une illusion occidentale, dont les Frères font leur beurre.