Politique

algorithme
 
 
 
Pour la première fois, à l'occasion des présidentielles de 2017, deux visions opposées de la démocratie sont proposées aux électeurs.
L'une, traditionnelle, présente des idées, une vision politique. C'est le cas de la majorité des candidats qui disent aux électeurs "voici ce que je propose et le programme qui en découle". C'est la démocratie politique, une compétition de projets. L'acte démocratique est le vote, qui fait le choix.
L'autre, tout à l'opposé, scrute les attentes des électeurs et les leurs retournent, comme si il s'agissait d'un programme. Un algorithme s'est substitué à la pensée, qui parle mieux que la première approche aux egos des électeurs.

Il va falloir choisir...
 

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Le journal "Les Echos" de ce matin, 18/01/2017, publie un article "Les Français réclament un fort renouvellement des pratiques politiques" qui montre clairement (voir les tableaux ci-dessous) l'intérêt des Français pour la politique et, paradoxalement,  leur défiance vis-à-vis de leurs représentants et leurs partis. Je voudrais avancer un point qui me semble important, contenu dans le titre de ce papier.

Je voterai nul à cette élection en glissant dans l'urne le texte suivant :

"Je vote nul à cette consultation, car je suis convaincu qu'elle n'a pas lieu d'être. Les niveaux décisionnels et administratifs de la France forment un mille-feuille coûteux, lent et inefficace. L'éclatement des centres de décision est un facteur clé de cette situation. J'ai la faiblesse de croire que l'administration française, professionnelle, lorsqu'elle sait ce qu'elle doit faire, le fait bien. Il me semble donc, pour faire court, qu'il convient de limiter les lieux de pouvoir pour des décisions plus souples et plus cohérentes. Le département doit donc devenir un lieu administratif et non de pouvoir. Ses personnels doivent être nommés par leur administration et non élus.

En échange, le pouvoir décisionnel de la commune (révisée), plus proche des citoyens, doit être renforcé et les décisions d'intérêt plus générales se retrouver à la région. C'est pourquoi, sans préjuger des réformes de frontières éventuelles, je ne vote pour personne en accord avec la conviction que je viens d'exprimer."