Politique

Je n'apporte pas ma voix à l'élection du parlement européen et je souhaite en donner brièvement les raisons.
 
L'Europe a été conçue pour laisser aux états nationaux la responsabilité des choix qui les concernent directement. Il lui reste donc à prendre en main ce qui est "supranational". Il y a, pour faire bref, deux façons de s'y prendre :
1 - Rechercher et mettre en oeuvre toutes les actions potentielles dans l'intérêt de l'Europe et cela seulement, pour en faire une puissance forte face aux blocs chinois, indien et américain, en ayant conscience que des conflits d'intérêts sont inévitables. Citons à titre d'exemple l'éducation, la sécurité énergétique, l'indépendance industrielle, le contrôle des mouvements financiers, le respect de ses droits fiscaux, la sécurité des frontières, la capacité militaire, etc.
2 - Prendre part activement aux grands choix mondiaux et en être un relais pour l'Europe, en y défendant autant que possible ses intérêts.
 
Tout le monde peut constater aujourd'hui que c'est la solution 2 qui a été choisie et d'une manière assez molle. Ce choix mondialiste irénique est le plus facile puisqu'il évite les conflits, mais c'est celui de la subordination à qui impose ces grands choix mondiaux. Qui donc alors les impose ?

gilets jaunes

La crise des "gilets jaunes" m'inspire deux remarques. Elle montre une erreur pernicieuse de raisonnement économique et elle dévoile une deshérence profonde des missions des élus. Dans un papier écrit il y a près de 2 ans (Démocratie de gestion ? Démocratie politique ?), j'exprimais mes doutes sur la méthode 'Macron'. Le résultat est là. La méthode en question est myope.

algorithme
 
 
 
Pour la première fois, à l'occasion des présidentielles de 2017, deux visions opposées de la démocratie sont proposées aux électeurs.
L'une, traditionnelle, présente des idées, une vision politique. C'est le cas de la majorité des candidats qui disent aux électeurs "voici ce que je propose et le programme qui en découle". C'est la démocratie politique, une compétition de projets. L'acte démocratique est le vote, qui fait le choix.
L'autre, tout à l'opposé, scrute les attentes des électeurs et les leurs retournent, comme si il s'agissait d'un programme. Un algorithme s'est substitué à la pensée, qui parle mieux que la première approche aux egos des électeurs.

Il va falloir choisir...