Il semble évident qu'une des causes des troubles actuels du monde est l'écart de richesse qui existe entre les différentes civilisations. Il existe une solution : acheter aux pays pauvres, non leurs richesses naturelles (pétrole, gaz, produits miniers), mais le résultat de leur travail, leurs produits.

Commençons par un triple constat :

- Des pays sans richesse naturelle ou presque, dont le niveau de vie était celui de l'Afrique à la fin de la dernière guerre sont devenus (ou sont en train de devenir) des pays riches : Japon, Corée du Sud (particulièrement dépourvus de richesse naturelle l'un et l'autre), Singapour, la Chine. Ils ont TOUS réussi à vendre leurs produits et services au monde entier.

- Aucun des pays pauvres doté de richesses naturelles n'a élevé son niveau : Afrique. Moyen Orient, une partie de l'Asie. Tout au plus une amélioration (hélas transitoire) de la vie des habitants y est constatée : c'est de la consommation pure. Et la corruption, les détournements et les guerres entraînés par cette manne sont sans limite.

- Aucun des pays qui reçoivent l'aide charitable institutionnalisée n'a émergé. L'Afrique, par exemple, est souvent un puits sans fond. L'effet polluant des ONG amplifie l'échec en l'habillant de vertu.

De ce constat, je tire pour ma part deux conclusions :

- La seule voie de développement d'un pays est de fabriquer, puis de vendre ses produits et ses services, non ses richesses naturelles.

- La seule voie d'aide au développement est l'achat des produits et des services offerts par les pays pauvres, non leurs richesses naturelles.

Ceci conduit à quelques choix stratégiques difficiles :

  • La volonté de développement doit devenir (redevenir ?) un élément clé de la culture de toutes les civilisations. Le refuge dans le passé ou la religion est une voie sans issue. L'éducation doit y aider.
  • Dès qu'un pays pauvre a les capacités à produire un produit ou à offrir un service à un prix de marché, et sans interférer avec ses conditions propres de production, même pour des raisons dites humanitaires, les barrières à leur vente doivent être levées. Cela vaut autant pour les produits industriels que pour les produits agricoles, honteusement protégés par les pays riches. Si le plombier polonais travaille mieux que le mien, qu'il vienne. Si ma comptabilité est mieux faite en Inde qu'ici, je dois la traiter en Inde. Et si Airbus fabrique de meilleurs avions que Boeing, c'est Airbus qu'il faut acheter.
  • Le mécanisme de l'investissement dans les pays pauvres est la clé de leur industrialisation : la Corée du Sud a remarquablement réussi cette gageure, alors qu'à la sortie de sa guerre, elle était au niveau du Zaïre.
  • Les pays riches doivent réduire leur dépendance aux richesses naturelles extérieures : énergies renouvelables et nucléaire oui, pétrole, gaz ou charbon, non. La France avait été un modèle dans ce domaine. Qu'elle le redevienne.
  • Il faut cesser d'aider les états pauvres par des actes de charité qui leur font croire qu'il suffit de demander pour avoir. Il faut supprimer les institutions qui propagent cette illusion. Il faut pendre ceux qui envoient des sacs de nourriture et qui réduisent à la misère, en les empêchant de vendre leurs produits, les derniers paysans des pays pauvres.
  • Il faut cesser de soutenir les ONG, que l'on voit trop souvent vivre dans les meilleurs hôtels et rouler en 4 X 4 dans des pays où on meurt dans la rue (je l'ai vu au Cambodge par exemple). Cet 'humanitaire' est un colonialisme moderne, profiteur et menteur. Commentons par cesser de leur envoyer nos dons !

Choisissons simplement un monde qui ne reste pas dans sa misère, comme aujourd'hui l'Afrique ou le Moyen Orient et contribuons à leur salut en achetant les produits et services qu'ils proposent. Souffrons-nous d'acheter des cameras japonaises, des jouets chinois ou des voiture coréennes ? Et que serait le monde si nous ne l'avions pas fait ? Si le Japon, la Chine, l 'Inde ou la Corée du Sud étaient restés au niveau du Zaïre ? Le monde serait encore plus inquiétant, plus menaçant.

Il y a des solutions, mettons-les en oeuvre. Aidons par exemple l'Iran à développer son nucléaire civil. Il en aura bientôt besoin.